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Banque Africaine de développement : un pas de plus vers l’intégration régionale

Banque Africaine de développement : un pas de plus vers l’intégration régionale

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Cette semaine se sont ouvertes les Assemblées annuelles 2019 des Conseils des gouverneurs du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à Malabo en Guinée équatoriale. Le thème de cette année, « L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique », démontre l’importance du marché africain dans les années à venir.

Du 12 au 14 juin, 3 000 participants dont des ministres des finances, des gouverneurs de banque centrale, des décideurs, des organisations de la société civile et des capitaines d’industrie, ont discuté de la nécessité d’établir des liens entre les Etats africains, car la coopération de tous les Etats est essentielle à la transformation économique du continent et à l’ouverture des frontières. L’intégration est au cœur des préoccupations de la BAD, elle constitue l’un de ses cinq domaines d’intervention prioritaires, « High 5s » (« Eclairer l’Afrique, « Nourrir l’Afrique », « Industrialiser l’Afrique », « Intégrer l’Afrique », « Améliorer la qualité de vie des populations africaines »). Pour ce faire, la BAD, principal bailleurs de fonds du continent africain pour le développement d’infrastructures, prêche la « connectivité régionale ». L’amélioration des réseaux routiers et des lignes de transmission électrique, la création de pipelines et de nouveaux réseaux de communication, mais aussi l’élaboration et l’application de politiques afin d’ouvrir les frontières, sont au cœur des enjeux de l’Afrique de demain.

Akinwuni Adesina, Président de la BAD depuis 2015 et candidat à un second mandat pour 2020, a récemment présenté son bilan et les défis futurs auxquels l’Afrique devra faire face. Avec plus de 15 milliards de dollars investit dans le développement ces cinq dernières années, sa stratégie repose sur la volonté de développer profondément le continent. Pour cela, il désire la création d’universités et de grandes écoles afin de former la jeunesse africaine, notamment aux technologies de l’information et de la communication (TIC), pour éviter que celle-ci ne quitte l’Afrique et ne migre vers l’Occident. La création de nouvelles entreprises et par conséquent d’emplois, ne peut se faire que si la jeune génération reste en Afrique, car même si la jeunesse décide d’étudier sur le continent mais qu’elle migre ailleurs, faute d’opportunités, cela ne permet pas d’empêcher la « fuite des cerveaux ». Pour Akinwuni Adesina, les étudiants doivent impérativement avoir accès au capital-risque.

« Transformer une grande idée en une grande entreprise ».

La stratégie de la BAD est de soutenir et d’aider les gouvernements africains à créer des écosystèmes favorables au développement : parcs technologiques, start-up, incubateurs, … La création de fonds d’investissement et d’innovation doit permettre de soutenir ces nouveaux business. Le développement du numérique et d’internet, des TIC, de l’agriculture, de l’industrie manufacturière, des routes, de l’énergie, de l’accès à l’eau et à l’irrigation, permettront la création de richesses selon la BAD, notamment dans les zones rurales, marginalisées au détriment des zones urbaines. Ainsi, les zones rurales devraient désormais « fonctionner comme des unités économiques avec une véritable logique commerciale qui [permettra] d’attirer les investissements privés ». La BAD a notamment déjà commencé à travailler sur cela en Ethiopie, au Kenya, en Guinée, au Ghana et des discussions sont en cours avec l’Afrique du Sud.

Les 80 États membres du Groupe de la Banque œuvrent ainsi pour le développement de l’Afrique. Ces Assemblées annuelles visent à mettre en avant et à faire prendre conscience des ressources dont le continent africain regorge et surtout, de l’importance du marché africain qui devrait engranger de grandes opportunités pour les entreprises africaines dans les prochaines années.

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