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L’empowerment des femmes africaines : une force en marche !

L’empowerment des femmes africaines : une force en marche !

Même si le chemin vers la parité homme-femme reste encore long, d’importants progrès sont aujourd’hui constatés sur le continent africain dans les domaines politiques, économiques et dans ceux liés au développement. Alors que les femmes représentent plus de 50% de la population africaine, elles ne généraient que 33% du PIB africain en 2018, des millions de femmes étant encore trop exclues des circuits économiques. Cependant, malgré un environnement définit comme « défavorable », les femmes africaines, non sans « jouer des coudes », parviennent à s’imposer de plus en plus.

« Plus il y a de femmes au travail, plus l'économie prospère » - ONU Femmes

Fort de ce constat, plusieurs États ont choisi d’élaborer de nouvelles stratégies en matière d’égalité hommes-femmes. Par exemple, le Rwanda, seul pays au monde où les femmes parlementaires sont majoritaires, en coopération avec la Banque africaine de Développement (BAD), a décidé d’organiser tous les quatre ans le « Sommet mondial sur le genre », dont la première édition a eu lieu en novembre 2019. Ce sommet, qui vise à « veiller à ce que la réduction de la brèche entre les sexes soit l’affaire de tous » selon le président rwandais Paul Kagame, permet de mettre en avant les progrès réalisés en Afrique mais surtout d’exposer les freins qui subsistent.

En Afrique, en 2019, 70% des femmes été toujours « exclues » sur le plan financier : le déficit de financement entre les hommes et les femmes s’élevait à 42 milliards de dollars. Selon Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD, « les défis ne sont pas seulement liés au genre. Ils sont également liés à la sous-représentation et au manque d’autonomisation des femmes ». Ainsi, la BAD a développé l’« Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique » (AFAWA), qui permettra aux femmes d’accéder à des nouveaux prêts, grâce à la coopération des banques et des institutions financières, qui devraient débloquer 3 milliards de dollars pour autonomiser les femmes entrepreneurs.

« Un monde plus intelligent doit investir dans les femmes et les filles » - A. Adesina

En Afrique, le taux d’activité des femmes est supérieur à la moyenne mondiale. Une étude intitulée « Le pouvoir de la parité - Faire progresser l’égalité des femmes en Afrique » du cabinet McKinsey & Company publiée en novembre 2019, révélait que l’Afrique pourrait « ajouter 316 milliards de dollars à son PIB, soit une augmentation de 10 % d'ici à 2025 si chaque État parvenait à égaler les progrès réalisés par les meilleurs pays de la région ». L’étude exposait qu’il faudrait « plus de 140 ans » pour que les pays africains les moins égalitaires dans leur parité hommes-femmes tels que la Mauritanie, le Niger ou le Mali, qui sont classés avec une « inégalité extrêmement élevée », rattrapent leurs voisins qui réalisent les meilleurs résultats comme le Rwanda et l’Afrique du Sud qui ont « augmenté la représentation des femmes dans les postes de cadres moyens de 27 % et 15 % respectivement » ou encore la Guinée et le Liberia, qui « ont doublé leurs scores en matière de protection juridique des femmes ».

Éliminer les obstacles à l’égalité des sexes

Malgré des résultats encourageants, le rapport dresse « cinq recommandations primordiales » : investir dans l’éducation des filles afin de développer le capital humain africain, créer plus d’opportunités économiques pour les femmes, instaurer une égalité face à l’accès aux nouvelles technologies, lutter massivement contre les préjugés et les attitudes sociales à l’encontre des femmes et de leur rôle dans la société et enfin, mettre en place des institutions et des lois efficaces en matière de lutte contre la discrimination homme-femme. Pour évaluer ces points, A. Adesina a annoncé que, dorénavant, la BAD allait « attribuer des notes à toutes les institutions financières africaines en fonction de ce qu'elles ont fait pour les femmes. Tous les écosystèmes financiers doivent évoluer en faveur des femmes. Et nous allons mettre sous pression les banques de garantie ».

Aujourd’hui, les femmes africaines s’imposent ainsi dans bon nombre de secteurs, notamment dans les sphères politiques et économiques. En effet, les femmes occupent désormais les fonctions politiques et administratives les plus prestigieuses : Sahle-Work Zewde, présidente de l’Éthiopie depuis 2018, Victoire Tomegah Dogbé, élue Première ministre du Togo en septembre 2020 et Rose Christiane Ossouka Raponda, Première ministre du Gabon depuis juillet 2020. En plus des présidences, les femmes parviennent à assurer la direction de grandes institutions internationales : Fatou Bensouda, procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne présidente de l’Union africaine de 2012 à 2017 ou encore la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, qui pourrait devenir la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) (nomination reportée et suspendue à la suite du véto de l’administration Trump en faveur de la Sud-Coréenne Yoo Myung-hee).

Enfin de réelless success stories sont aussi à relever  au sein de belles mutinationales : Yacine Barro Bourgault, Directrice Générale pour l’Afrique de L’Ouest & Centrale de Microsoft, Elisabeth Medou Badang, Directrice et Porte-Parole d’Orange pour la zone MEA, Juliet Ehimuan, Directrice pour l’Afrique de l’Ouest de Google, Delphine Traoré, COO d’Allianz Africa…et évidemment plein d’autres encore. Faîtes-nous les découvrir ou bien n’hésitez pas à les mettre en avant en commentaires !

Pour plus d’informations sur l’« Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique » (AFAWA), cliquez ici : https://www.afdb.org/fr/topics-and-sectors/initiatives-partnerships/afawa-affirmative-finance-action-for-women-in-africa

Pour consulter le rapport « Le pouvoir de la parité - Faire progresser l’égalité des femmes en Afrique » du cabinet McKinsey & Company publié le 24/11/2019, cliquez ici : https://www.mckinsey.com/featured-insights/gender-equality/the-power-of-parity-advancing-womens-equality-in-africa

 

Sitographie

« Croissance africaine : ce que la parité hommes-femmes pourrait changer », par Viviane Forson, Le Point, publié le 27/11/2019 à 16h50, disponible ici : https://www.lepoint.fr/afrique/croissance-africaine-ce-que-la-parite-hommes-femmes-pourrait-changer-27-11-2019-2350043_3826.php

« Entrepreneuriat : les Africaines championnes du monde », par Marlène Panara, Le Point, publié le 04/10/2018 à 16h50, mis à jour le 07/11/2019 à 18h09, disponible ici : https://www.lepoint.fr/economie/entrepreneuriat-les-africaines-championnes-du-monde-04-10-2018-2260369_28.php

« L’OMC reporte la nomination de sa future directrice, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala », Courrier international, publié le 09/11/2020 à 12h28, disponible ici : https://www.courrierinternational.com/article/commerce-lomc-reporte-la-nomination-de-sa-future-directrice-la-nigeriane-ngozi-okonjo-iweala

« Les femmes africaines ont-elles (enfin) brisé le plafond de verre ? », par Clarisse Juompan-Yakam, JeuneAfrique, publié le 28/10/2020 à 14h51, mis à jour le 28/10/2020 à 15h29, disponible ici : https://www.jeuneafrique.com/mag/1062380/politique/les-femmes-africaines-ont-elles-enfin-brise-le-plafond-de-verre/

« Sommet mondial du genre 2019 : à Kigali les dirigeants africains s’engagent à combler l’écart entre les sexes de manière urgente », Groupe de la banque africaine de développement, publié le 25/11/2019, disponible ici : https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/sommet-mondial-du-genre-2019-kigali-les-dirigeants-africains-sengagent-combler-lecart-entre-les-sexes-de-maniere-urgente-32902

 

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