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Le secteur bancaire en Afrique : entre relance économique et nouvelles stratégies

Le secteur bancaire en Afrique : entre relance économique et nouvelles stratégies

La pandémie de la Covid-19 et la crise économique mondiale qui en a découlé ont profondément affecté le secteur bancaire. Non épargnée, l’Afrique a cependant su faire face et les impacts de la crise sanitaire ont été « moins graves que prévus » selon les données financières. Cependant, l’Afrique et les acteurs financiers ont dû repenser le modèle économique du secteur bancaire et favoriser une relance rapide afin de renforcer les activités économiques du continent. 

Les banques et « l’après Covid »

Les banques jouent un rôle majeur au sein de l’économie africaine et de la société de façon globale. À la suite de la Covid-19, le secteur bancaire a ainsi été touché de « plein fouet » et a enregistré d’importantes pertes. Cependant, des recherches du cabinet McKinsey & Company, publiées en mars 2021, expliquent que l’impact de la crise sanitaire sur les banques africaines « risque d'être moins grave » que pour les systèmes bancaires des « marchés développés » : il est estimé que « le rendement moyen des capitaux propres (RE) des banques pourrait descendre en dessous de 1,5% en 2021 avant de revenir à des niveaux d'avant la crise d'environ 9% d'ici 2024 - ce qui équivaut à cinq années de rendement effectivement perdus pour le secteur bancaire ». Selon eux, les banques africaines devraient rebondir « à des niveaux proches d'avant la crise au cours des trois prochaines années » si elles mettent l’accent sur « trois impératifs » : « la productivité », « la gestion des risques » et « l’expansion de la technologie ». 

Selon les analyses, ces « trois impératifs » pourraient « aider les banques à renforcer leur force et leur résilience » dans l’après-Covid. La rapide reprise de l’Afrique un an après l’arrivée du virus à contribuer à « amortir le coup » porté au secteur bancaire. Malgré cela, il est important de notifier que les banques africaines restent confrontées à des difficultés : « augmentation du risque », « baisse des taux d'intérêt à long terme en raison des niveaux d'endettement public toujours élevés » et « faiblesse de la demande ». De plus, chaque pays africain devra faire face à différents risques selon leur propre économie et systèmes bancaires : la « croissance future des revenus après coûts de risque » devrait, en effet, « varier considérablement d'un pays à l’autre et dépendra en grande partie de la croissance du volume et de la normalisation des niveaux d’approvisionnement ». Toujours selon l’étude de McKinsey, « le marché bancaire africain pourrait perdre plus de 48 milliards de dollars de revenus post-risques cumulés d'ici 2024 », si « les risques ne sont pas atténués ».

La banque africaine aujourd’hui, quelles stratégies ? 

Les banques sont le « maillon clé du système financier » du continent. Cependant, elles sont souvent critiquées pour « leur financement de l’économie réelle jugé « insuffisant » ». Avec la crise sanitaire, les besoins de financements du continent ont « explosé ». Plusieurs pistes peuvent être privilégiées dans le secteur bancaire, notamment en matière d’innovation financière, pour contrer cette tendance. Tout d'abord, un « accès plus large des entreprises et des particuliers au crédit » : l’Afrique subsaharienne est « une des zones où le poids du crédit par rapport au PIB est le plus faible (entre 30 et 40%) », il s’avère alors nécessaire « d'élargir l'accès au crédit pour les personnes et les entreprises » et particulièrement pour les petites et moyennes entreprises (PME) via un « abaissement des taux débiteurs » afin de faciliter les investissements. Ensuite, rendre les « financements locaux plus accessibles à tous » : cela reste un des défis majeurs du secteur sur le continent. Dans la plupart des pays subafricains, les « taux de nominaux » sont en effet « très élevés » et entravent la reprise post-Covid des activités économiques des entreprises. Les banques sont ainsi fondamentales pour alléger les PME et autres particuliers. Elles doivent « canaliser l'aide et permettre des prêts pour l’économie ». 

La « transformation » du secteur doit se faire sur le long terme : comment « réimaginer » la banque ost-Covid en Afrique ? En misant sur le numérique. Une étude également réalisée par McKinsey et sa Practice Afrique a mis en avant certains points qui pourraient aider à cette transformation : les banques pourraient par exemple « numériser et automatiser les processus de crédit », ce qui raccourcirait les délais d’approbation des prêts (le temps d’attente étant en moyenne de plusieurs semaines pour les particuliers et pouvant être encore plus long pour les prêts aux entreprises) ; elles pourraient également mettre en œuvre le « crédit numérique », qui « aiderait à minimiser le coût de service pour aider les banques à gérer des volumes de prêts plus élevés » ; les recours à l’intelligence artificielle (IA) et à « l'analyse avancée pour la notation de crédit » faciliteraient également les services financiers numériques comme le crédit ou l’épargne ; les banques pourraient aussi s’associer avec les acteurs de la FinTech : les banques disposent d’une large base de clients mais peinent à innover rapidement, à l’inverse de la FinTech qui elle se développe très vite mais qui ne jouit pas du même niveau de confiance que les banques. 


Aujourd’hui, l’Afrique « a plus que jamais besoin de ses banques ». Malgré la crise de la Covid-19, les banques sont toujours un soutien majeur pour le redressement de l’économie africaine et pour la relance post-Covid : en s’adaptant au monde d’aujourd’hui, notamment à travers le numérique, et en prenant des mesures adéquates, les banques peuvent adopter des stratégies sur le long terme pour « gérer le risque et le capital » et « rationaliser les ressources et les coûts » sur le continent africain.


Contactez Rania Khedhir, Senior Consultant en charge des recrutements pour le secteur banque/assurance chez Morgan Philips Executive Search, Africa & Middle-East.

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