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La stratégie pour la gouvernance économique en Afrique - SEGA, quels enjeux et opportunités pour le continent ?

La stratégie pour la gouvernance économique en Afrique - SEGA, quels enjeux et opportunités pour le continent ?

En juillet dernier, la Banque africaine de développement (BAD) lançait sa Stratégie pour la gouvernance économique en Afrique (SEGA) pour la période 2021-2025. Présentée comme un « guide opérationnel pour le développement des pays africains et la relance économique post Covid-19 », la SEGA vise à développer l’efficacité du secteur public sur le continent, mais aussi à l’international, tout en coopérant avec la société civile et le secteur privé.

Économie, « tirer les leçons » du Covid-19 en Afrique

Pour 2020 et 2021, les projections de croissance du PIB en Afrique étaient respectivement de 3,9% et 4,1%, selon la BAD. À la suite de la crise sanitaire mondiale de 2020, l’Afrique s’est retrouvée dans une situation « dévastatrice » qui a conduit à la première récession économique de la région depuis plus de deux décennies. Aujourd’hui, les vaccins et la perte de propagation de l’épidémie encouragent les réformes institutionnelles et de gouvernance, ce qui pourrait ainsi mener à un redressement des économies africaines. Durant la pandémie, la BAD a intensifié son soutien aux pays africains et est désormais « prête à soutenir les efforts vers une reprise économique complète et une résilience renforcée ». Avec la SEGA, la BAD veut faire des dépenses publiques une priorité, pour « assurer les prestations de services de base » telle que la santé par exemple, en y réalisant d’importants investissements afin que les hôpitaux soient « entièrement équipés et que les systèmes de surveillance soient prêts à contenir toute future pandémie ».

Élaborée à la suite de consultations menées entre les gouvernements des États africains et les acteurs non-étatiques du continent, la « Stratégie pour la gouvernance économique en Afrique » succède au « Cadre stratégique et le plan d’action pour la gouvernance (GAP-II) » de la BAD qui englobait la période 2014-2020. Elle vise « à renforcer les institutions, les processus, les politiques, les comportements et les cadres réglementaires nécessaires à la gestion des économies des pays membres régionaux de la Banque ». La Stratégie comprend « le renforcement de la gestion des finances publiques, la promotion de la transparence et de la responsabilité dans la prestation des services publics, l’accroissement de l’efficacité des gouvernements, la création d’environnements favorables aux entreprises, la lutte contre la corruption et le renforcement des cadres institutionnels nécessaires à la gestion efficace de l’économie aux niveaux national et infranational ». 

Renforcer les partenariats publics-privés et les échanges commerciaux

L'Afrique a fait face à sa pire récession économique, -2,1% en 2020, en plus de 50 ans en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19. La croissance du PIB du continent a ainsi baissé « de 6,1 points de pourcentage » par rapport à celle attendue avant la crise sanitaire. Outre la croissance, c’est sur la dette des pays africains que la crise a eu un impact important : 14 pays africains sont considérés comme présentant « un risque élevé de surendettement ». 

Selon Abdoulaye Coulibaly, Directeur du Bureau de coordination, Gouvernance et gestion financière publique de la BAD, il est nécessaire de renforcer le partenariat public-privé (PPP) pour accélérer le développement et de coopérer avec le secteur privé, notamment les banques et autres grandes entreprises pour contrer les effets économiques néfastes de la crise sanitaire. En effet, les banques ont toujours été des partenaires « naturels » dans le développement, leurs financements permettant l’élaboration et la mise en œuvre de projets économiques. 

De plus, la SEGA désire tirer profit de la mise en œuvre de le Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), en aidant les pays africains : adaptation des politiques fiscales et soutien de l’harmonisation fiscale, renforcement des capacités institutionnelles et de la lutte en matière d’évasion fiscale et d’optimisation fiscale, soutien de la compétitivité et des partenariats publics-privés, etc.

À travers la SEGA, la BAD démontre qu’elle tient compte des réalités économiques    contemporaines de l’Afrique. Les cinq prochaines années seront en effet « déterminantes » pour la reprise économique du continent : l’objectif reste, par conséquent, de créer un environnement résilient et de renforcer les capacités déjà existantes, tout en continuant d’en créer des plus adaptées aux besoins actuels du continent. Investir durablement dans l’économie africaine est donc primordial pour contrer les effets indésirables de la crise de 2020. La SEGA s’inscrit également dans les « High Five » de la BAD, les cinq grandes priorités de l’institution qui sont les suivantes : « Éclairer l’Afrique », « Nourrir l’Afrique », « Industrialiser l’Afrique », « Intégrer l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ».


Contactez Rania Khedhir, Senior Consultant en charge des recrutements pour le secteur Banque & Assurance chez Morgan Philips Executive Search, Africa & Middle-East.

Sitographie : 

« Stratégie de la gouvernance économique en Afrique (SEGA) 2021-2025 », Banque africaine de développement, document officiel, disponible ici : https://www.afdb.org/fr/documents/strategie-de-la-gouvernance-economique-en-afrique

« Abdoulaye Coulibaly (BAD) : « L’Afrique a fait face à sa pire récession économique en plus de 50 ans » », Agence Ecofin, interview réalisée le 09/07/2021 à 16h58, disponible ici : https://www.agenceecofin.com/finances-publiques/0907-89962-abdoulaye-coulibaly-bad-l-afrique-a-fait-face-a-sa-pire-recession-economique-en-plus-de-50-ans
 

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