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« Biodev 2030 » : réconcilier nature et développement

« Biodev 2030 » : réconcilier nature et développement

« Intégrer la biodiversité au développement grâce à des engagements sectoriels issus d'un dialogue multipartite dans les pays pilotes du programme ». Voici comment est présentée l’approche expérimentale du projet « Biodev 2030 », initiée en partenariat par plusieurs organismes dont l’Agence française de développement (AFD), qui le finance, et en accord avec seize pays pilotes, dont treize sont africains. L’objectif du projet est « d'enrayer le déclin de la biodiversité d’ici à 2030 et restaurer la biodiversité d’ici à 2050 ».
 

Encourager la sauvegarde de l’environnement

Partant du constat que le nombre d’espèces ne cesse de diminuer, que les écosystèmes se dégradent en permanence et que les actions misent en place pour lutter contre cette tendance se révèlent inefficaces, Biodev 2030 souhaite mettre en place des initiatives concrètes. Pour les partenaires du projet, la biodiversité se situe « au cœur des problématiques de développement durable » et doit donc « être intégrée à chacun des secteurs économiques », l’environnement étant ce qui procure les biens vitaux aux êtres vivants (nourriture, eau, énergie, etc). Prévu en quatre étapes et sur une durée de deux ans, Biodev 2030 a déjà commencé l’élaboration de son diagnostic en 2020 et devrait se clôturer l’année prochaine.

Conçu pour « faciliter les engagements pour la biodiversité » des gouvernements des pays participants, ce projet devrait ainsi permettre « d’identifier et d’engager conjointement avec le secteur privé et la société civile, des mutations profondes dans les secteurs de l’économie ayant une incidence stratégique sur le développement et sur la biodiversité ». À travers Biodev 2030, les partenaires et pays participants souhaitent comprendre en quoi et comment les activités économiques affectent la biodiversité et quels seraient les moyens possibles et viables afin d’atténuer et minimiser ces effets négatifs sur l’environnement. 
 

La biodiversité au cœur des économies africaines 

Pour chaque pays, sa biodiversité est un « trésor national ». En effet, les pays pilotes africains disposent chacun d’un « capital naturel riche et varié » qui leur permet de se positionner comme des acteurs centraux dans les enjeux internationaux liés aux problématiques environnementales, particulièrement ceux concernant la lutte contre l’érosion de la biodiversité et les changements climatiques. Biodev 2030 intervient de ce fait dans la continuité de l’investissement des pays africains dans la gestion durable des ressources naturelles.

En Afrique, 62% des populations rurales dépendent « directement des écosystèmes et des biens et services environnementaux qu’ils fournissent ». Protéger les écosystèmes s’avère donc essentiel pour le continent africain : « la préservation de la biodiversité et la lutte contre la pauvreté, dans leur acception multidimensionnelle, vont de pair ». Une gestion « non rationnelle » des ressources naturelles entraîne des environnements propices à « l’insécurité » et « l’instabilité », considérées comme des « facteurs majeurs de pauvreté et de déplacements des populations ». 
 

« Réconcilier nature et développement », l’exemple du Congo

Certains pays africains ont d’ores et déjà axé leur politique sur la préservation de leur environnement. C’est le cas par exemple du Congo, un des pays pilote de « Biodev 2030 », qui vient à son tour de lancer Biodev 2030 sur son territoire le 24 février dernier. L’État congolais avait déjà pris certaines dispositions pour l’environnement et mesure actuellement les retombées de son « Initiative pour la forêt d’Afrique centrale », signée en septembre 2019 par le Président congolais Denis Sassou-Nguesso et le Président français Emmanuel Macron et se réjouit des résultats obtenus. Depuis sa signature, « dix-sept aires protégées » couvrant « 13% du territoire national » congolais ont été créés. Le Congo est également désormais placé dans la catégorie des pays « à fort couvert forestier » et « à faible taux de déforestation », le taux de déforestation du Congo figurant « parmi les plus faibles au monde ». 

De plus, la « loi sur la protection de l’environnement », en exigeant que des « études d’impact environnemental et social » soit systématiquement réalisées avant le développement de tout projet, a permis de « minimiser les incidences » sur l’environnement et la biodiversité congolaise. Grâce à Biodev 2030, le Congo jouira d’un soutien international et d’une assistance technique supplémentaire, qui lui permettront de renforcer ses capacités. Les quinze autres pays participants bénéficieront des mêmes opportunités. À terme, le projet entend s’étendre au-delà des seize pays pilotes. 
 

Liste officielle des seize pays pilotes : Benin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Éthiopie, Fidji, Gabon, Guinée, Guyane, Kenya, Madagascar, Mozambique, Sénégal, Tunisie, Ouganda, Vietnam.

Liste des partenaires : Agence Française de Développement (AFD), Expertise France - Agence Française de Coopération Technique Internationale, Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), WWF France.

Pour consulter le document officiel de « Biodev 2030 », cliquez ici
 

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